(CR) Écotrail de Paris – 30km

Il me tardait de vous partager le CR de l’écotrail de Paris puisque c’était pour moi un sacré défi. Je ne suis pas une experte du trail, j’ai l’habitude courir sur route, alors m’inscrire sur le 30km de cette course était vraiment un sacré challenge. D’ailleurs, mon dernier trail était il y a 4 ans (À redécouvrir par ici). Si je me suis inscrite à ce trail, c’était dans le cadre de ma préparation au marathon de Paris. C’était l’occasion parfaite pour faire 30 kilomètres et courir longtemps (plus de 3h).

Je vous avoue qu’avec les complications de la préparation Marathon, j’appréhendais énormément cette course et finalement tout s’est super bien passé, à tel point que j’avais hâte de vous partager ça.

Alors, c’est parti ! Attention, c’est plutôt long !

L’avant course

Contrairement à des courses sur route, un trail demande du matériel et une certaine préparation. Personnellement, mon objectif étant le Marathon, je ne me suis pas entraînée sur un terrain spécifique trail, mais si vous voulez réaliser l’écotrail dans de bonnes conditions, je vous conseille de vous préparer sur un terrain adapté (montées, descentes etc). Concernant le matériel, je n’avais pas vraiment anticipé, et j’ai fait une commande express Internet pour me procurer toute la liste obligatoire.

Le matériel obligatoire sur le format 30km est le suivant :

  • RÉSERVE D’EAU MINIMUM 1 LITRE (PÉNALITÉ : 2MIN)
  • RÉSERVE ALIMENTAIRE
  • GOBELET 15CL MINIMUM (PÉNALITÉ : 30SEC)
  • COUVERTURE DE SURVIE (PÉNALITÉ : 2MIN)
  • TÉLÉPHONE MOBILE (PÉNALITÉ : 2MIN)
  • PIÈCE D’IDENTITÉ
  • CONTENANT DÉCHETS (PÉNALITÉ : 1MIN)

J’avais tout pris et tout mis dans mon sac à dos, acheté quelques jours plus tôt (depuis le temps que je devais en acheté un !). Pour ma part, je n’ai pas été contrôlée durant la course mais certains le sont. Mieux vaut donc avoir l’ensemble du matériel demandé pour ne pas risquer d’être pénalisé.

Le Parcours

Le Jour J

Levée vers 7h, j’appréhende énormément ces 30km. J’ai peur de réveiller une douleur endormie, je me dis que « 30 kilomètres » c’est long et qu’il peut s’en passer des choses. Bref, je suis loin d’être sereine en me réveillant.  Je suis stressée, angoissée de l’inconnu pour une fois.

Je prends le temps de bien déjeuner. Au programme, un porridge lait d’amande, banane, et chocolat. De quoi avoir des forces pour les prochaines heures ! Je prends ensuite le temps de bien mettre à plat toutes mes affaires, de checker ma To Do List pour être certaines de ne rien oublier puis je termine par me préparer. J’ai tellement peur d’oublier quelque chose : dossard OK, sac à dos avec tout le matériel OK, carte bleue OK, carte d’identité OK, téléphone OK… Je semble prête.

Direction l’observatoire de Paris à Meudon où se trouve le départ du format 30 kilomètres. Ça me paraît très loin mais finalement il faut juste que j’aille à la Gare Montparnasse pour prendre un transilien qui m’amènera directement dans la ville du départ. Rien de compliqué ! En plus, nous avions un ticket pour prendre le transilien dans le pack de course (malheureusement pour moi, je ne l’avais pas vu !).

Autant dans le metro, je n’ai pas croisé beaucoup de coureurs, autant une fois arrivée à Montparnasse… C’est une autre affaire ! Gare est envahie de coureurs ! Difficile de se tromper de train. Je suis contente car je croise mon coach d’athlétisme qui me redonne le moral et me rappelle une chose « l’objectif c’est le marathon ! », puis je croise une copine d’athlétisme avec qui je fais le trajet vers le départ, elle aussi fait le 30kilomètres. Ça fait du bien d’être entourée.

J’étais censée retrouver mes autres copines d’athlétisme, Justine & Delphine, mais comme j’arrive plutôt tard, je n’ai pas le temps de les chercher. J’essaie de me faufiler comme je peux le plus près possible de la ligne de départ pour tenter de les retrouver mais finalement je ne les verrai pas.

Le temps est mitigé, il fait gris, on sent quelques gouttes mais peu importe il y a une bonne ambiance : de la musique, de la bonne humeur… J’ai hâte de prendre le départ ! Je croise les doigts pour qu’il ne pleuve pas.

La course

3… 2… 1…

Kilomètres 1 à 5 : Me voilà lancée sur le parcours du 30km de l’écotrail. Les premiers mètres sont boueux, et quelques montées s’invitent. Je vais à mon rythme, ne me connaissant pas du tout sur le trail, et appréhendant de réveiller quelques douleurs, je choisis d’aller à mon rythme et de profiter. C’est plutôt agréable, le cadre est chouette, ça change des routes parisiennes.

Je me donne 5 kilomètres pour voir comment se passe le départ. Je pars avec en tête : 20 kilomètres de trail allure cool, et ensuite une course sur route de 10 kilomètres pour rejoindre l’arrivée au Trocadéro. Ça passe psychologiquement mieux.

Je décompose donc la partie trail en 4 blocs de 5 kilomètres dans ma tête, et choisis de raisonner bloc par bloc. L’objectif ne pas subir, écouter mon corps au fil de la course, et surtout PROFITER de ce cadre de course exceptionnel !

Les 5 premiers kilomètres passeront très vite.

 

Kilomètre 5 à 10 : « C’est parti ! En route jusqu’au 10ème kilomètre », voilà ce que je me dis. Je profite du parcours, de la nature, du terrain qui change de ce que je peux connaître habituellement.

Je croise Marine et sa copine durant ce bloc, ça fait du bien de croiser une petite tête connue. On papote un petit peu et je les lâche car elles gambadent un peu trop vite pour moi !  J’ai tellement (mais tellement) peur que ma jambe ne suive pas…

Le terrain est loin d’être plat… Il se compose de côtes et de descentes. Si je marche durant les montées, j’ai énormément de mal avec les descentes. Non seulement j’ai du mal à gérer mon rythme pour ne pas aller trop vite, mais en plus de ça, j’ai très mal aux pieds ! Instant glamour : j’ai un orteil qui vient se cogner contre le bout de ma chaussure à chaque pas en descente et c’est assez désagréable… Sensation que je n’avais jamais eu auparavant (Fille de la route bonjour !). Pourtant, je prends toujours un peu plus grand pour mes chaussures de course.

Je commence à puiser dans mes réserves d’eau, impossible de boire correctement dans mes poches d’eau Salomon. Pourtant, je ne me souviens pas avoir eu de problèmes avec ma petite poche à eau Salomon achetée l’an dernier… J’arrive à boire un peu, c’est déjà ça. Au pire, je dévisserai la poche plus tard si j’ai vraiment soif. Affaire à suivre !

 

Kilomètre 10 à 15 : Le parcours ne change que très peu : si ce n’est que nous quittons la Forêt, passons dans un petit village puis vers Marne-La-Coquette pour rejoindre le Domaine de Saint-Clou.

Alors que je pense fort à mes copines d’athlétisme, Justine & Delphine, qui doivent se trouver bien devant… Elles me doublent ! Moi qui pensait qu’elles étaient si loin devant ! Je suis contente de les croiser, j’aurais aimé me joindre à elles pour le reste de la course mais leur allure est bien trop soutenue pour moi.

Je poursuis seule puis je croise Christelle et Mehdi avec qui je partage quelques kilomètres. C’est plutôt agréable de croiser du monde, ça passe plus vite et ça motive fortement !

Point eau : C’est le moment ultime où il va falloir boire de nouveau… Et là, je comprends ENFIN pourquoi mes poches d’eau Salomon ne fonctionnent pas. J’ai laissé le plastique sur l’embout. VOILÀ. Elles sont neuves, et j’ai eu beau laver les poches, les remplir… Je n’avais fait attention à ce détail. Cette anecdote se passe de commentaire.

Avec tout ça, je ne vois pas ce nouveau bloc passer. Comme quoi !

 

Kilomètre 15 à 20 : Arrivée au 15ème kilomètre, dans ma tête je me dis qu’il me reste 5 kilomètres… Seulement 5 avant de rejoindre le bitume et le plat parisien (mon rêve ultime à cette étape de la course).

Nous arrivons au 18ème kilomètre, et il y a une côte énorme… mais c’est pour la bonne « cause » puisqu’en haut de la côte se trouve l’unique ravitaillement de notre course. Et quel ravitaillement ! Bonne ambiance, musique, orange, fruits, plein de bidons d’eau pour recharger nos poches d’eau. 

Je fais le plein d’orange, je remplie mes poches d’eau qui étaient presque vides. Bref, je serais bien restée plus longtemps à cette étape de la course. Ça fait environ 2h que je cours, et je commence à être un brin fatiguée de tout de même. Oui, oui !

Arrivée au 20ème kilomètre, nous sommes toujours sur les hauteurs du Parc de Saint-Clou…. Quand est-ce que le 10 kilomètres va commencer ? Je n’en ai pas la moindre idée, mais ça ne devrait pas tarder.

 

Les 10 derniers kilomètres : Nous arrivons sur le plat et les routes parisiennes vers le 22ème kilomètre. Et c’est la désillusion totale ! Moi qui pensait voler une fois de retour sur route, et bien je n’y suis pas du tout. Mes jambes n’ont jamais été aussi lourdes (traileuse en carton bonjour !), et je sens la différence de terrain : le moindre pas sur bitume est un choc pour mon corps. Finalement, je garde quasiment la même allure que durant la première partie de la course, car je n’arrive pas du tout à retrouver de la vitesse.

Et puis, moi qui pensait que nous allions avoir un terrain PLAT car le sud de Paris c’est PLAT… Et bien non pas du tout ! C’est la fête des escaliers : on les monte et on les descend à ne plus en finir. Si c’est physiquement difficile, psychologiquement je suis bien. Le temps est magnifique, l’arrivée sur Paris avec la Tour Eiffel en fond est magique, l’ambiance est top, il y a toujours du monde pour encourager.  C’est très agréable tout de même.

Je ne perds pas de vue mon objectif : ce 30ème kilomètre au Trocadero, qui arrivera plus vite que prévu.

Je vois l’arche d’arrivée vers le 29ème kilomètre. Je subis un peu la fin car de je ne sens plus mes jambes… mais finalement cette partie dans Paris se fera plus vite que prévu car ce n’est pas 30km sue ma montre indique une fois la ligne d’arrivée passée mais 29,23km. Ce n’est pas pour me déplaire je ne vous le cache pas !

Je passe cette ligne après 3h38 d’effort !

Cette arrivée est belle, encore une fois il y a une belle ambiance, du monde, et tout est très bien organisée. Je pleure d’émotions intérieurement. Je n’en reviens pas d’avoir été au bout de ces 30 kilomètres, qui est ma deuxième plus grosse course depuis le Marathon de Paris l’an dernier. Niveau physique, je suis bien, j’ai très mal aux jambes car elles sont lourdes, mais aucune autre douleur liée à mes problèmes à la jambe gauche, et ça c’est hyper réconfortant.

J’ai la chance d’avoir la meilleure partenaire, Margot (mon binôme parisien du Happy Running Crew) qui m’attend à l’arrivée, car elle n’a pas pu prendre le départ du 45km. Je suis tellement contente de la retrouver. Je croise également Justine et Delphine, qui sont arrivées plus tôt que moi et sont ravies de leurs courses.

Vous l’aurez compris…. ce fut une belle course  ♡

Je m’arrête ici car sinon je ne le ferai jamais… J’espère avoir pu vous transmettre les belles ondes ressenties durant ce nouveau challenge sportif.

Et vous avez-vous fait, déjà fait ou envie de faire l’écotrail de Paris ?

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